Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un blog différent qui peut ne pas plaire à tt le monde.On y trouve poésie, photos, histoires ... Mais le mieux c'est d'aller voir sois-même... Carpe Diem.

Publicité

Poème finlandais

Nocturne

Ruislinnun laulu korvissani,
tähkäpäiden päällä täysi kuu ;
kesä-yön on onni omanani,
kaskisavuun laaksot verhouu.
En ma iloitse, en sure, huokaa ;
mutta metsän tummuus mulle tuokkaa,
puunto pilven, johon päivä hukkuu,
siinto vaaran tuulisen, mi nukkuu,
tuoksut vanamon ja varjot veen ;
niistä sydämeni laulun teen.

Miksi metsän tummuus sävelehen ?
Kosk’ on mustaa murhe ylpeäin.
Miksi juova päivän laskenehen ?
Koska monta nuorta unta näin.
Miksi etäisien vuorten siinto ?
Koska sinne oli silmän kiinto.
Miksi vanamoiden valjut lemut ?
Koska päättyneet on päivän kemut.
Mutta miksi varjot virran veen ?
Kosk’ on mieli mulla siimekseen.

Sulle laulan neiti, kesäheinä,
sydämeni suuri hiljaisuus,
uskontoni, soipa säveleinä,
tammenlehvä-seppel vehryt, uus.
En ma enää aja virvatulta,
onpa kädessäni onnen kulta ;
pienentyy mun ympär’ elon piiri ;
aika seisoo, nukkuu tuuliviiri ;
edessäni hämäräinen tie
tuntemattomahan tupaan vie.





Eino Leino


Nocturne

Chant d’un lagopède dans mes oreilles,
pleine lune sur les épis ;
la nuit d’été est une joie mienne,
la vallée est vêtue de la fumée des brûlis.
Je ne me réjouis pas, ne pleure pas, ne soupire pas ;
mais la couleur sombre de la forêt approche,
un nuage lumineux qui submerge le jour,
le bleu des montagnes venteuses, qui dorment,
le parfum de la Linneæ et des ombres sur l’eau ;
de cela mon cœur fait un chant.

Pourquoi l’obscurité de la forêt dans mon chant ?
parce que le fier a chagrin sombre.
Pourquoi se fissure le jour qui descend ?
parce que j’ai vu tant de jeunes rêves.
Pourquoi les montagnes au loin se teintent de bleu ?
parce que là-bas se fixent mes yeux.
Pourquoi l’odeur fade de la Linnaea ?
parce que se termine la fête du jour.
Pourquoi tant d’ombres sur la rive ?
parce que mon âme est là dans l’ombre.

Jeune fille, à toi je chante l’herbe d’été,
mon cœur, son vaste apaisement,
ma foi sonne de mélodies,
la couronne des feuilles du chêne, nouvelle.
Je ne chasse plus de feux follets,
car en ma main je tiens l’or de la joie ;
autour de moi le cercle de la vie diminue ;
le temps est calme, le girouette est immobile ;
devant moi une route assombrie
qui mène à une maison inconnue.



Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article