Une vie de bohême
Je cueille en regret ma vie de bohême,
Trace sur papier une douleur qui gène,
Respire le souffle du parfum blême
Et songe à une nuit qui se peine.
Le Monde ignore que mes jours sont gris,
Le Monde ignore ma douleur.
Personne au Monde ne connaît mon ennui,
Personne ne sent le poids de mes pleurs.
Mes jours passent et se confondent,
Une enclume blesse mon coeur affaiblit,
Mon repentir plonge mon âme dans une tombe,
Pourtant un soir j'ai vu une lumière fleurir.
Mon phénix éblouit le jardin d'Eden,
Son chant envoûte mon coeur chagriné,
Chasse les corbeaux de la peine,
Vénus idyllique idéalisée.
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