Of the terrible doubt of appearances
Of the terrible doubt of appearances,
Of the uncertainty after all, that we may be deluded,
That may-be reliance and hope are but speculations after all,
That may-be identily beyond the grave is a beautiful fable only,
May-be the things I perceive, the animals, plants, men, hills,
shining and flowing waters,
The skies of day and night, colors, densities, forms, may-be
these are (as doubtless they are) only apparitions, and the
real something has yet to be known,
(How often they dart out of themselves as if to confound me
and mock me!
How often I think neither I know, nor any man knows, aught
of them),
May-be seeming to me what they are (as doubtless they indeed
but seem) as from my present point of view, and might prove
(as of course they would) nought of what they appear, or
nought anyhow, from entirely changed points of view;
To me these and the like of these are curiously answer'd by
my lovers, my dear friends,
When he whom I love travels with me or sits a long while holding
me by the hand,
When the subtle air, the impalpable, the sense that words and
reason hold not, surround us and pervade us,
Then I am charged with untold and untellable wisdom, I am
silent, I require nothing further,
I cannot answer the question of appearances or that of identity
beyond the grave,
But I walk or sit indifferent, I am satisfield,
He ahold of my hand das completely satisfield me.
(1860)
Du terrible doute des apparences
Du terrible doute des apparences,
De l'incertitude en définitive, que nous pouvons être trompés,
Que peut-être la confiance et l'espoir ne sont en définitive que des
spéculations,
Que peut-être la survie de l'individualité au-delà du tombeau
n'est qu'une belle légende,
Que peut-être les choses que je perçois, les animaux, les plantes,
les hommes, les montagnes, les flots qui brillent et coulent,
Le ciel le jour et la nuit, les couleurs, les densités, les formes, que
peut-être toutes ces choses sont ( et sans aucun doute elles le
sont) de simples apparitions, et qu'il nous reste à connaître ce
qui est réel,
(Que de fois elles s'élancent hors d'elles-mêmes comme pour me
confondre et se moquer de moi!
Que de fois il m'arrive de penser que ni moi ni personne d'autre
ne savons rien d'elles,)
Peut-être ne me semblent-elles ce qu'elles sont (comme sans aucun
doute elles ne font en vérité que sembler) qu'en raison de mon
point de vue actuel, et peut-être se révéleraient-elles (comme
naturellement ce serait le cas) en rien semblables à ce qu'elles
paraissent être, ou même comme n'étant rien du tout, si je
partais de point de vue entièrement différents;
Pour moi ces questions et leurs pareilles trouvent curieusement
leur réponse dans mes amants, mes chers amis,
Quand celui que j'aime voyage avec moi ou reste longtemps assis
en me tenant la main,
Quand l'air subtil, l'impalpable, le sens que ni les mots ni la raison
ne contiennent, nous enveloppent et nous pénètrent,
Alors je suis chargé d'une sagesse jamais encore exprimés et
inexprimable, je me tais, je ne demande rien de plus,
Je ne peux répondre à la question des apparences, ni à celle de
la survie de l'individualité au-delà de la tombe,
Mais je me promène ou reste là, indifférent, je suis satisfait,
Celui qui me tient la main, m'a complètement satisfait.